réflexes primitifs

Les Réflexes Primitifs

Les réflexes primitifs sont à l’origine des premiers mouvements instinctifs du bébé in utero.

Leurs rémanences empêchent l’enfant d’acquérir la totalité des moyens qui lui sont nécessaires pour être à l’aise dans ses apprentissages, d’où ses difficultés scolaires et/ou comportementales.

Les Réflexes Primitifs sont indispensables aux étapes de développement de l’enfant

Les réflexes primitifs apparaissent très tôt in-utéro : ce sont les premiers mouvements que la maman ressent vers 3 à 4 mois de grossesse.

In-utero, ces mouvements font bouger le bébé, ils lui apportent les stimulations nécessaires à son développement sensoriel, émotionnel et moteur.

Lors de l’accouchement, ils aident le bébé à naitre. Après la naissance, ils aident le bébé à s’adapter à son nouvel environnement.

Par exemple, le réflexe de succion permet au bébé de téter pour se nourrir, puis il est remplacé petit à petit vers 5 mois après la naissance par le réflexe adulte de succion. Ce nouveau réflexe va permettre au bébé d’apprendre à mâcher, manger du solide et ensuite utiliser sa bouche pour parler.

 

Le réflexe d’agrippement (mains) répond à un besoin de sécurité, et qui permettra au bébé d’attraper des objets. Il devrait commencer sa transformation vers 4 à 5 mois après la naissance et être remplacé par la pince des doigts indispensable pour apprendre à tenir son crayon pour écrire, ses couverts pour manger.

Ces mouvements réflexes développent le tonus musculaire, l’équilibre, la coordination, la latéralité et l’ensemble des réflexes posturaux ainsi que le développement d’une motricité fine et fluide.

La rémanence des réflexes primitifs peut être responsable des petites ou grandes difficultés

Ces mouvements instinctifs que sont les réflexes primitifs ont vocation à disparaître, (inhibés) au cours de la première année de vie vers 12/14 mois après la naissance au moment où l’enfant se met debout pour marcher. Ils sont remplacés progressivement par les réflexes posturaux (présents pour la vie).

Chez certains enfants, ils ne disparaissent pas, ils restent plus ou moins présents et empêchent l’enfant d’accéder à ses réelles capacités et d’exprimer son potentiel.

S’ils restent rémanents (présents), ils vont agir comme un frein, un obstacle à la mise en place des apprentissages sensoriels, émotionnels, moteurs et cognitifs. On parle d’immaturité du système nerveux.

Une forte rémanence peut bloquer l’enfant dans ses apprentissages (troubles dys comme la dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie…), la gestion de son corps (espace et coordination), sa vie relationnelle (frustration, agitation, perte de confiance…)

Ils peuvent perturber par exemple le fonctionnement visuel nécessaire à la lecture, la coordination œil/main essentielle pour l’écriture et les capacités perceptuelles, et provoquer les problèmes de comportements tels que des troubles de la concentration et de l’attention.

Le rééquilibrage sensoriel, émotionnel et moteur (méthode Maisonneuve) que je propose, redémarre le développement des réflexes primitifs là où il s’est interrompu.

En favorisant l’intégration de ces réflexes persistants chez l’enfant, cela va l’aider à vaincre ses problèmes et lui permettre de s’épanouir en retrouvant tout son potentiel.

Quelles sont les causes de cette rémanence ?

Pendant la grossesse, une maman alitée, ou en cas de jumeau, une prématurité, du stress, événements particuliers comme une séparation, le décès d’un proche…

Lors de l’accouchement, le bébé pour naitre mobilise ses réflexes de survie. La manière dont le bébé se présente est importante : S’est-il retourné pour naitre ? Est-il né par césarienne, forceps, ventouse ? Était-il en souffrance fœtale ? L’accouchement était-il lent ? rapide ?

Ce qui ne veut pas dire que tous les enfants pour lesquels les conditions de gestation et de naissance ont été difficiles souffrent d’une rémanence de leurs réflexes primitifs. Mais cela a plus de chance de se produire pour ces enfants-là.

Après la naissance, c’est une période de transition. Si l’enfant a sauté certaines étapes de son développement, cela veut probablement dire qu’il avait une rémanence de réflexes primitifs qui l’ont empêché de passer ces étapes comme le ramper, le 4 pattes…

Le ramper et le 4 pattes sont très importants pour apprendre les coordinations sensorielles et motrices.

Les antécédents familiaux, l’épigénétique, les empreintes émotionnelles… sont aussi des causes de rémanence des réflexes primitifs et de l’hypersensibilité sensorielle.

Les signes d’une rémanence de réflexes primitifs et/ou d’une hypersensibilité chez l’enfant

Sur le plan émotionnel

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Peut être indifférent à ce qui se passe autour de lui, déconnecté de ses émotions et/ou de ses sensations, a besoin de contrôler les autres et son environnement, difficulté à entrer en relation et communication, accepte mal les critiques

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Manque de motivation, mauvaise estime de soi, enfants « distrait », « peureux », « émotifs », « stressé », « irritable », « hypersensible », « réservé », « excité », « avec des tics »…

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Difficulté à s’adapter à de nouvelles situations, à aller de l’avant, peur de l’inconnu, ne supporte pas l’imprévu

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Sujet aux cauchemars, insomnies et aux terreurs nocturnes, angoisse de séparation

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Besoin de rituels

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Difficultés à faire des choix

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Difficultés à accéder à ses pensées, manque de détermination, de maîtrise de soi, à se protéger, à lâcher prise…

réflexe de moro

Illustration : Adeline Mauduit

réflexe de moro

Illustration tirée du livre de Marie-Claude Maisonneuve

Sur le plan moteur

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L’enfant a eu des difficultés pour passer de la position ventrale à la position dorsale, ou à ramper, se déplacer à 4 pattes, marcher, parler dans ses premières années de vie

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Difficultés de coordination et d’équilibre, problèmes posturaux, Difficultés de coordination et d’équilibre, problèmes posturaux :

  • Difficulté à attraper une balle, à nouer ses lacets, à boutonner ses vêtements, difficultés à tenir son stylo, utiliser ses couverts, évite les activités physiques, maladresse
  • Marche sur la pointe des pieds, ou frappe les talons lorsqu’il marche, ses semelles sont inégalement usées, se cogne ou trébuche souvent
  • A eu des difficultés pour apprendre ou faire du vélo
  • Dos voûté, s’affale sur sa table, enroule ses jambes autour des pieds de chaise, se couche sur son bras, tient sa tête en faisant ses devoirs, aime se balancer sur une chaise, n’aime pas nager sur le dos
  • Difficulté à reconnaître sa droite de sa gauche
  • Fait toujours pipi au lit après 5 ans…

Sur le plan cognitif et l’apprentissage

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N’aime pas lire et a des difficultés à lire, saute des mots, difficulté pour apprendre à lire l’heure sur une horloge à aiguilles…

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N’aime pas écrire, fait des ratures ou à une écriture irrégulière, fait des fautes de copie au passage du tableau à son cahier, doigts crispés, poignet douloureux…

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Difficultés en calcul (additions, soustractions, multiplications, divisions), en orthographe (n’imprime pas l’orthographe des mots)…

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Retard langagier, difficultés pour s’exprimer

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Déficit d’attention, de concentration, de mémorisation et de compréhension, à un faible sens de l’organisation

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Agitation, hyperactivité…

réflexe de moro

Illustration : Adeline Mauduit

réflexe de moro

Sur le plan sensoriel : l’hypersensibilité

Tous les enfants hypersensibles sont restés plus ou moins à leur sensibilité de naissance par un ou plusieurs canaux sensoriels.

L’hypersensibilité est en lien avec le réflexe de Moro (réflexe de défense de survie pour garder la vie) lorsqu’il reste présent au-delà de l’âge de 6 mois. Il entraine une hypersensibilité dans de nombreuses régions du corps de l’enfant.

Le corps reste en mode « survie » permanent impliquant une hypervigilance et une distraction dans les tâches quotidiennes comme les apprentissages. 

Dès qu’un stimulus fort, soudain, inattendu, arrive à un de ses sens du bébé, par exemple un gros bruit, une ombre qui passe, ou s’il est pris brusquement, cela signifie pour le bébé « je suis en danger » et pour se défendre son corps active la réaction du réflexe de Moro.

Le bébé prend une inspiration bloque et pleure pour alerter l’entourage. La tête se met en arrière, il y a une ouverture des bras et jambes.

Si le réflexe de Moro ne s’intègre pas, il y a de multiples conséquences sensorielles qui sont vécus comme une agression en quasi permanence pour l’enfant :

  • Tactile : ses mains sont attirées par ce que l’enfant trouve sur son bureau, n’aime pas être touché, ne supporte pas les étiquettes de ses vêtements…
  • Visuel : la lumière, une mouche qui vole, un enfant qui bouge en classe
  • Auditif : au bruit ou à certains sons soudains et forts, une difficulté à s’abstraire d’un fond sonore par exemple, a du mal à se concentrer sur la voix du maître lorsqu’il y a du bruit dans le couloir,
  • Système vestibulaire : un mal des transports ou un équilibre instable.

Ces surcharges activent l’émotionnel et le stress, l’enfant vit ses émotions de façon plus intense. Certains enfants ont besoin de les décharger ainsi que leurs tensions. Cela peut se traduire par un retrait (ex : l’enfant part dans ses rêves) ou par de l’agitation, des crises ou encore des blocages sans relation avec l’événement, parfois associés par les adultes à des caprices.

réflexes primitifs
stress

Dans les cas de troubles de l’attention et de la concentration, on pense que l’enfant n’est pas attentif.

En fait c’est le contraire. Il est la plupart du temps hypersensible. Il est trop attentif à trop de choses en même temps.

Il est perturbé par un flot d’informations sensorielles, auditives, visuelles, tactiles qu’il n’arrive pas à gérer.

Son cerveau est en surcharge et il n’arrive pas à rester fixé sur l’essentiel.

Il existe une solution à cette rémanence des réflexes primitifs

La méthode Maisonneuve reprend les étapes du développement de l’enfant depuis sa gestation et l’aide à progresser harmonieusement dans tous les aspects de ses difficultés : sensoriel, émotionnel et moteur.